ART ET TANDEM DICO

Dictionnaire des rêves et symboles offerts par le rêve

Rêver de vomir des vers

Classé dans : Rêves analysés — 20 novembre, 2011 @ 12:30

Je me trouve dans une piscine ouverte très sale en compagnie de deux hommes dont un que j’ai connu et avec qui j’ai eu une histoire cet été et auquel je pense beaucoup. L’autre est un inconnu, je ne perçois pas son visage contrairement à l’autre qui est très précis. Il fait très beau dehors, le soleil tape. Soudain, je me retrouve avec plein de vers partout sur le corps qui sont d’ailleurs de couleur verte. Je suis complètement dépassée et paniquée par le nombre de vers sur moi. J’essaye de les enlever mais il y en trop. Je penche en avant ma tête qui touche l’eau et mon corps tout entier est alors sous l’eau. J’avale des vers. Je remonte à la surface. Les deux hommes m’enlèvent les vers sur le corps surtout celui que je connais et il m’aide à me faire vomir. Il me retient les bras et soutient ma tête. Je vomis finalement tous les vers à la fin de mon rêve.

Interprétation psychanalytique

La piscine figure l’inconscient personnel reconnu avec ses limites, son contenu très sale réfère à votre altérité, à la mémoire psychique encombrée de choses refoulées, bassin, mémoire in utero lourde de charges qui affectives relayée par une fixation au stade anal, représentations liées au dynamisme pulsionnel. Une métamorphose de la personnalité opère cependant dans le tissu émotionnel gorgé de germes anxiogènes, distorsions en phase de décomposition et repli-réflexe de l’activité cérébrale alors même que vous faites un retour sur vous-même. C’est à partir d’une image de soi ternie que vous découvrez votre dualité pour in fine réaliser que vider ses tripes des affects amène de la poésie dans votre vie. Vous vous découvrez poreuse, influençable, et ne voyez pas encore en quoi l’influence du milieu environnant n’est pas étrangère à votre vulnérabilité et vous détourne de vous. Votre vie psychique, domaine en soi obscur et inquiétant, est en effet polluée, le trouble étant complexe, l’inconscient personnel s’accompagne d’un savoir identitaire contenu sur fond d’opacité pour faire la démonstration d’une confusion entre le moi et le non-moi. Dans une conception dynamique de la libido, la psyché répugne à stagner et à s’appauvrir, à devenir une pouillerie de corps étrangers. La piscine ouverte est un processus ouvert d’où votre caractère tire un accès à la lumière, volonté de savoir, ouverture au bon sens et volonté d’en finir avec les patterns psychologiques et les idées reçues, préjugés, habitudes de déni, refoulements et somatisations. L’inconscient personnel enrichi du besoin de transparence avec vous-même alors se déploie, il y a expansion de conscience et transformation réfléchie, désir de renouer avec soi. L’eau réfère à la connaissance de soi, et, compte tenu des appendices vermiformes, au soi inhibé composé d’éléments psychodynamiques, qui, n’étant pas figés font peur, invite à reconnaître, nommer et dépasser vos peurs inconscientes et vos fantasmes pour élargir la conscience aux forces vives et constructives qui gisent en vous. Le rêve se fiche des susceptibilités, entendez pour « compagnie » « con-pas-nié », il en va de la reconnaissance de votre féminité et de votre équilibre sexuel. Le visage connu et précis est un aspect de soi connu, des traits de caractère reconnus. L’identification d’un visage familier et d’un in-connu, aspect de soi inconnu, rappelle que le connu a deux visages, un endroit et un envers complémentaires et/ou duels, les mécanismes inconscients qui entrent en opposition en vous font de deux hommes une association pas viable qui suggère que vous avez du mal à reconnaître qu’il y a un homme de trop dans votre vie de femme. L’été réfère à la plénitude de vos sens et à ce qui n’est pas achevé en vous par crainte du père. « Il fait beau dehors » prend le sens d’il y fait « meilleur que chez soi »,  pas à l’aise en soi ou à l’étroit dans votre corps, vous rêvez votre vie. Le « soleil tape » est métaphore du despotisme du père, de sa toute puissance, l’autorité arbitraire et absolue que sa majesté exerce sur vous soulève un problème d’émancipation, peur du jugement du père. Sous la menace d’une insolation, il y a provocation, risque, charme et collision, confusion, trauma, trouble psychique, désordre intérieur, panique, colère, fièvres, migraines, vomissements, délires, fantasmes, peurs enfouies… Dans le spectre d’une radiation, instincts de fuite, de préservation, sauve-qui-peut, excuse, échappatoire, démotivation, révocation de vos ambitions, limogeage, évolution de formes différentes, réactions épidermiques et somatisations… Conclusion : surmoi et père toxiques. La vénération aveugle ou idéalisation du père sert de rempart, de parade idéologique, tendance à vous surexposer, à ramener les choses à soi et à prendre des coups, relations conflictuelles avec le sexe masculin, attirance pour tout ce qui brille et fait de l’éclat. Père solaire dont le rayonnement nuit à votre épanouissement, vous n’avez pas en effet conscience de vous empêcher d’enfreindre sa loi par inhibition, complaisance dans l’aveuglement et solidarité de refoulements, c’est vous faire violence par ignorance, violence sourde et tenace qui réprime votre besoin d’exister en tant qu’autre dans votre singularité. Rê apparaissant sous des formes multiples, illusions, besoin d’exclusivité, avoir la grosse tête, etc, vos prises de tête avec, pour et contre le père renferment le besoin d’être reconnue et de trouver votre place en tant que femme. Est alors vécu comme une épreuve le développement progressif de la psyché qui fait sa place aux relations avec l’autre. Invite à changer radicalement de peau, à réapprendre à vous aimer et commencer vous fier à l’Amour, infléchir votre orgueil pour puiser dans vos ressources intérieures afin de mettre du cœur et de l’âme, de la poésie dans votre vie et dans vos relations. Personne ne peut le faire à votre place. Renaître grandie réclame de vous toute la libido, toute l’attention et la chaleur possibles, l’intelligence de cœur d’une mère porteuse de germes intelligents de vie afin de mener à terme le meilleur de soi. Les vers détiennent ce rôle dans la réhabilitation des sols, de couleur verte pour symboliser le droit de vous affranchir de la forme stérile d’un sol gorgé d’eau polluée, situation où l’on s’enlise, d’un marais émotionnel, forme stérile d’une crise de croissance qui perdure. Le nombre comme accélérateur de prise de conscience pour vous sentir animée par une volonté, un désir pieux d’épuiser au plus vite la persona construite sur un modèle dépassé. Le rôle écologique attribué aux vers est leur capacité à retenir et épurer l’eau dont le corps est composé, invite à faire suer le corps, à bouger et vous aérer pour gagner en productivité, en créativité. Ne plus vous laisser phagocyter et consumer de regrets passe par un travail de sape craint parce qu’il s’attaque aux névroses obsessionnelles et réveille vos peurs inconscientes et vos tabous. Vous êtes sur le mode défensif, la créativité à fleur de peau. Faire preuve de maturité vous amène à ne plus compter le nombre de fois où vos réactions primaires ont trahi votre ignorance sous couvert d’impuissance lorsque la situation vous dépasse. Paniquée, perdue et vulnérable, vous vous êtes laissée abuser, duper, dépossédée de vous, vous avalez des couleuvres et des ordres-parasites en passant à côté du langage du corps. Invite à saisir l’opportunité dans l’épreuve, l’habillage suggestif de « vers sur moi » ne gêne en rien l’intégrité de l’être, il symbolise les nombreux messages lisses et dirigés à l’intention du surmoi, venus customiser d’ailleurs ou véhiculés par l’intention, créer du sur mesure afin de contraindre par le nombre votre acclimatation quand les informations perçues du dehors viennent contrarier les besoins du dedans, élémentaires et spirituels. C’est une capacité d’autorégénération faite de discernement et de lucidité pour vous défaire de l’habitude pas étrangère à votre éducation de voir le mal partout, précisément quand il s’agit de sexualité. Empreintes culturelles qui contribuent à prendre les hommes pour des couillons et les candidats à l’amour pour une pléthore de parasites, peur d’être entubée, manque de confiance en soi. Les vers par leur forme et leur aspect symbolisent la conception très archaïque que vous avez du sexe masculin, sexualité tenue pour sale, répugnante, à fuir, enfuir et craindre, peur du désir des hommes et de la sexualité, sexualité primaire reçue de l’éducation, dégoût de la sexualité liée à une peur panique de la violence des réactions du père, c’est l’œuvre d’un désir aveugle, d’un lavage de cerveau conçu pour tuer le désir à des fins de pouvoir. Charges venues d’ailleurs, lointaines, transmises, héritées, invasives, intrusives, assimilées enfin à une attaque, une agression du corps et de l’esprit qui s’inscrit au demeurant dans la confrontation objective de ce qui vous ronge de l’intérieur, le désir contrarié, l’abstinence sexuelle et la dénégation de votre solitude. De la confusion entre le sujet et l’individu naît une exacerbation de l’identité, des forces mêlées d’amour et de haine en vous et que vous avez du mal à contrôler, à vous expliquer et à transmettre, et qui entament votre capital nerveux et libidinal en décuplant la pression exercée sur vous alors en proie à vos fantasmes. Guerre des nerfs, difficulté à résoudre un problème d’Œdipe d’autant plus persistant que le milieu ambiant n’est d’aucune aide, inconscient et narcissique, stérile en ce sens qu’il est d’une extrême avarice, forme de pauvreté psychique de facto malsain. Le retour du refoulé, corps émergé, et la végétalisation ou motilité empêchée, retenue dans l’action, vous font prendre conscience du poids de la charge anthropique qui sature votre psychisme et empêche la femme en vous de s’épanouir. Encore trop dans le contrôle cette relation nouvelle à votre altérité vous dépasse, aussi l’inconscient use t-il du symbole d’une réaction épidermique pour signifier le rejet du Moi parasité. Pencher en avant la tête c’est infléchir votre orgueil et toucher l’eau, faire allégeance au pouvoir régénérateur de l’eau, entendre le pouvoir des réserves enfouies en vous, « sous l’eau » en immersion totale au plus profond de soi, à la rencontre de l’élément féminin régénérateur, salvateur, porteur de confiance en soi et de pardon. Bain initiatique ou petite mort et renaissance à soi en eau trouble, les émotions n’étant pas de nature à laver l’esprit, c’est en introspection dans les profondeurs de votre inconscient personnel que vous finissez par avaler, prendre sur soi, pardonner et vous pardonner. Par vos capacités de remise en questions immédiates le bain de moisissures génère du renouveau, c’est un ferment d’idées positives et de mûres réflexions, vous prenez conscience de la forme souterraine et embryonnaire à dépasser et de l’urgence de renaître non fragmentée, entière et humanisée. Avaler des vers revient à assimiler la différence entre parasite facultatif donc autonome et parasite obligatoire lequel ne doit sa survie qu’à son hôte, créativité mise au vert et/ou donnée en pâture, question de libre-arbitre, il est de vouloir aller mieux. Invite à lâcher-prise et troquer votre bile contre plus de légèreté, de verdeur et moins d’aversion pour les choses grivoises. Conscience de l’urgence de dépasser la honte de la sexualité et d’en finir avec le stade anal, l’aval du moi et l’authentification du non-moi seuls ne suffisent pas, il vous faut aller au-delà de la surface des choses et relever le défi de vous réapproprier votre vie, cela passe par des modifications du rapport social. Remonter à la surface, c’est sortir des inhibitions, dépasser vos blocages et aller vers les autres, oser être soi et accepter d’être soi avec vos limites pour vous enrichir de l’expérience collective, y trouver un recours et vous ouvrir aux ressources de l’Inconscient collectif, en somme évoluer. Deux aspects de vous, deux figures d’hommes jusqu’alors passifs viennent interagir, sensés être identiques dans l’intention bienveillante à votre égard, l’un en tant que protagoniste du dialogue intérieur qui opère en vous, initie votre éveil à la nature soumise de votre animus, qui dit animus dit dynamique participative. L’autre vous met devant le fait qu’il est de trop, qu’il n’a pas sa place, celle-ci occupée par une figure de père venu au secours de l’enfant en vous débordée par sa vulnérabilité. C’est aussi une représentation du rôle abandonné par la mère dans le cadre du triangle parental. Mère effacée et de sensibilité masculine,  déficiente en tant qu’associé du père pour la construction de l’enfant tant il eût fallu tempérer le climat familial, carence de la fonction maternelle. Invite à ne plus conceptualiser l’amour, attendre d’être enlevée par le prince charmant ne vous soustrait pas au pouvoir du père, au contraire il le renforce, c’est un raisonnement immature qui voue vos expériences sentimentales à l’échec. D’où l’image du trio impossible. Ainsi tout partenaire plausible s’inscrit dans votre inconscient en rival du père et ce, tant que vous n’aurez pas pris conscience que la place occupée par votre père dans votre vie de femme est envahissante. Invite à amener vos désirs à la conscience et faire admettre votre besoin de vivre et de partager des expériences hors du premier cercle. En tant que protagoniste actif de la réappropriation de votre corps, un aspect de vous sous les traits de l’homme reconnu par vous, ne vous fait pas payer ses propres frayeurs ni ne vous culpabilise, tout en détenant le pouvoir de vous soutenir un raisonnement qui porte, à l’opposé de celui du père craint, qu’il détrône de fait, c’est une figure d’animus idéal jusqu’alors inconnue de vous qui participe à réhabiliter la confiance en vous. Conscience du double fonctionnement de votre animus qui détient la capacité et la volonté de réveiller en vous les affects de l’enfance, donc vos faiblesses, mais aussi de vous soigner. Invite au bon sens.Transgression faite des fausses croyances et des ordres du surmoi, la rencontre du partenaire a pris l’allure d’une thérapie de choc qui montre vous êtes en train de faire craquer le pacte familial antérieur et ses effets surmoïques dont le déni de votre corps. Désinhibée, vous vous offrez à corps perdu à l’homme qui vous retient par ses bras, métaphore qui annule toute notion d’interdit et symbolise les épousailles de l’anima et de l’animus. En vous ouvrant à lui par le dialogue intérieur à une sorte de purge intellectuelle et émotionnelle, vous vous êtes livrée à une « opération de l’appendicite », à un effet vermifuge libérateur des pulsions refoulées. En vous offrant à son doigté, ses mains et son magnétisme curatif, métaphores des préliminaires amoureux, le viril, le masculin, votre propre animus s’invite à la construction phallique de la femme, la femme en vous érigée, l’éveil de tous les sens sollicités pour répondre aux besoins sous-jacents du corps, de l’âme et de l’esprit. En tant qu’homme et solaire, ce partenaire a fait naître sous les dards d’un été torride le feu en vous, le sentiment de bruler de l’intérieur, d’être sous son charme, cette relation a une histoire qui s’inscrit dans les évènements du passé et un lien avec votre évolution, ayant participé à déconstruire l’image que vous vous faisiez de la sexualité et à dépasser l’Œdipe. Vous vous laissez apprivoiser, épiler, rendre plus lisse, féminisée et humanisée pour entériner vos pulsions. Une remontée dans le temps pour vomir vos tripes qui rappelle un rituel initiatique. Vomir, intrinsèque au processus d’analyse, dit que la thérapie que vous suivez est adaptée et remplit sa fonction, rôle cathartique, le dialogue instauré est libérateur et prolonge ou précède celui qui a été instauré avec votre partenaire de l’été dernier. Vomir tous les vers est le rejet viscéral de la toxicité de votre éducation sexuelle, c’est un rêve de réparation et d’individuation, sa fonction thérapeutique vous donne de percevoir l’autre visage, l’envers du décor, la facette de vous attisée par le désir d’éveiller de l’intérêt, désir de plaire. Invite à prendre conscience de la nature généreuse de votre inconscient. Dans la forme duelle du moment, appréhension d’être assaillie par le désir, ne vous laissez pas consumer, le corps est un terrain d’expérimentation fertile, votre cœur bat la chamade, des sentiments torrides se partagent, vous venez de faire peau neuve pour aborder sereinement la vie et nourrir cette confiance en vous retrouvée en ensemençant dans votre esprit des pensées positives.

Denise Théodore – Onirologue

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